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Par : Dominique
Publié : 10 juillet 2009

L’accordéon en Bretagne

En Bretagne, les danses étaient originellement accompagnées par diverses formes de chants traditionnels. L’accordéon y fit son apparition vers 1890 et fut d’abord diatonique.

Le diato devient rapidement l’instrument privilégié de la marine à voile, adopté pour son faible encombrement, pour sa sonorité et parce qu’il ne nécessite aucun accordage avant de jouer.

Dans les campagnes, le diato concurrence les instruments traditionnels (bombarde, biniou) grâce à deux avantages : c’est un orchestre à lui tout seul et il ne coûte pas cher car il est fabriqué industriellement.

L’accordéon devint le principal instrument pour l’animation musicale des noces et des fêtes traditionnelles et l’on surnomme l’accordéoniste « paotr ar choufedaou » (le gars du soufflet).

Si les Français parlaient volontiers de la « boîte à frissons » pour désigner l’accordéon, les Bretons (et surtout leurs curés) l’appelaient Boest an diaoul... la boîte du diable ! La religion voyait en effet d’un mauvais œil la transformation progressive des danses traditionnelles en ligne, où hommes et femmes ne se tenaient que par le petit doigt, en danses en couples (valses, mazurkas, et autres tangos...) qui incitaient à la sensualité...

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